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lecloitre

Samedi 10 juin 2006
Par Les Bretons
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Lundi 12 juin 2006
En piquant les murs, on a découvert des jolies niches qui étaient obturées, mais pas de trésor...
Par Les Bretons
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Mardi 20 juin 2006
Pas de mauvaise surprise : ça a l'air à peu près sec là-dessous....
On a découvert, après le piquage des murs, que les fondations du mur n'atteingnent même pas le niveau de l'ancienne dalle.  Sur 2 côtés, les murs s'arrêtent à 20-30 cm du sol ! Ils reposent donc sur de la terre... (voir les flèches rouges). Comment ça tient ? Et dire qu'on doit encore creuser de 30 cm sous le niveau de la dalle...


Par Les Bretons
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Samedi 8 juillet 2006
Voilà, tous les joints de la maison (à l'intérieur) sont piqués. Ils étaient en mortier de chaux et en dessous en terre. Au 1er étage, on a une jolie cheminée, qui malheureusement ne sera plus visible une fois la maison aménagée. En face, sur l'autre pignon, on a le conduit de la cheminée du rez de chaussée, que l'on va tenter de remettre en état bien que le manteau présente une fissure dangereuse. Les tâches noires de part et d'autre du conduit sont dûes aux inflitrations de fumée dans le mur.


Par Les Bretons
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Samedi 8 juillet 2006
Les poutres du R-d-C sont en châtaignier, semblerait-il, mais personne n'en n'est sur. Côté Sud (le + exposé au soleil et à la pluie) les abouts de poutre ont été mangés par les insectes et champignons (mérule probablement). Du 1er étage, on peut souvent rentrer la main voir le bras dans ce qui était l'emplacement de la poutre dans le mur....
Hormis les poutres en châtaignier, deux poutres cependant sont en résineux et de section carrée (genre industriel) et très abimées. Nous cherchons donc deux poutres de remplacement. Dans le finistère, malgré des recherches depuis 2 mois, nous n'avons rien trouvé (hormis en bois vert). Nous en avons peut-être trouvé près de Rennes (mais en chêne). Nous allons voir demain...


Par Les Bretons
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Lundi 17 juillet 2006
Les murs ont été piqués et sablés. On peut commencer à faire le jointoyage au 1er étage. On utilise un mélange déjà préparé, à base de chaux aérienne pour les murs dont les pierres resteront apparentes (photo 1). Pour les murs qui ne seront pas apparents (photo 2), on fait nous même un mélange de chaux aérienne, chaux hydaulique et sable. Poportions 1/1/5. Ca  a l'air de marcher et surtout c'est bien moins cher que les sacs tout faits.

Par Les Bretons
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Mercredi 19 juillet 2006
Pour le jointoiement, j'ai essayé toute sorte de truelles, couteaux etc.... Finalement, je fait tout à la main, avec des gants latex très fins (photo 1) qui permettent de modeler rapidement la chaux avant de la mettre dans le joint et de ne pas trop salir les pierres. Ensuite, après plusieurs essais, j' ai laissé tomber l'éponge : à la fin de la gâchée, j'utilise une brosse à bougies (de voiture) très fine avec des poils en métal (voir la photo 1) afin de bien nettoyer le bord des pierres.


Par Les Bretons
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Jeudi 20 juillet 2006
Certains arrières linteaux, façade Sud, sont en très mauvais état. Nous les remplaçons par des linteaux en chêne provenant d'un arbre de 100 ans d'âge et avec environ 20 ans de séchage. Ensuite, on remonte toutes les pierres au dessus du linteau, avec un mortier de chaux (toujours 1/1/5).

 
 
Par Les Bretons
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Vendredi 21 juillet 2006
Comme le niveau du sol fini (et originel) se trouve sous les fondations des murs en pierre (45 cm dans le pire des cas), on est obligé de réaliser une reprise de sous-oeuvre en béton armé, avec une semelle S35 de fondation de type classique (pavillon) + une banquette armée de fers filants de 10. Et cela sous 3 des murs de la maison.

Tout d'abord il faut creuser sous le mur sans que ça ne s'effondre :



Ensuite, coffrage et coulage du béton en 2 étapes : d'abord la semelle puis la banquette :



Et voilà ! On a fait ça par tranches (de 2 mètres) en laissant toujours 2 mètres entre 2 chaque tranche. Ensuite, quand c'était fait, on s'est attaqué aux tranches restantes... compris ?

Bilan deux semaines plus tard : rien n'est tombé et ça a l'air de tenir !

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Lundi 24 juillet 2006
La cheminée qui avait fait l'objet de reprises de maçonnerie hasardeuses (le mur pignon sur lequel elle est installée étant très (très) instable) a due être reprise aussi en sous-oeuvre.

Au début, forts des expériences heureuses avec nos précédentes reprises en sous-oeuvre, on creuse allègrement sous la cheminée, avec la bénédiction d'un maçon qui nous dit que ça ne bougerait pas :



Quelques heures plus tard :



L'émotion ressentie à l'écoute du "shhhhhhhhhhh" qui est due à la terre qui s'écoule du mur pendant quelques secondes avant le "wlaoummmmmmm" de celui-ci quand il s'écroule est indescriptible...... Du coup, après quelques effondrements, on a préféré se fier à notre instinct et on a étayé chaque pierre susceptible de tomber. Pour cela, un moyen infaillible : on guette l'apparition ou l'agrandissement de micro-fissures dans les joints en terre.

Maintenant que tout est étayé, il ne reste plus qu'à trouver la place parmis les étais pour bâtir un coffrage et couler semelle et banquette.

Et voilà ! c'est-t-y pas bô ça ????????

Par Les Bretons
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